Recherche de solvants résiduels de Classe 1 : DLLME-GC-FID

Les solvants résiduels de Classe 1 sont réputés « solvants à éviter » en raison de leur caractère carcinogène connu ou fortement suspecté et de leur dangerosité pour l’environnement. Pour cette raison, ils ne doivent pas être employés dans la fabrication de substances actives, d’excipients ou de médicaments, à moins que leur utilisation ne puisse être justifiée par une analyse satisfaisante du rapport risques/bénéfices.

Dans tous les cas il s’agit pour les fabricants de produits à usage pharmaceutique d’apporter la preuve que la teneur résiduelle en solvant est inférieure aux limites spécifiées (voir tableau 1). A ce stade, il peut être intéréssant de démontrer sur un certain nombre de lots (10)  que les teneurs résiduelles sont toujours trés inférieures aux limites acceptables. Cette démonstration peut éviter d’avoir à contrôler systématiquement tous les lots, mais elle se heurte quelques fois aux difficultés de mise en oeuvre de la méthode de référence (USP ou Ph. Eur.) aboutissant à des limites de détection et de quantificaton insufisantes.

Lire la suite

Intérêt de l’EME pour la quantification d’antidépresseurs tricycliques ?

Dans un article récent de Analytica Chimica Acta (725, 51-56), S.S.Hosseiny Davarani and al. proposent d’utiliser une EME (Extraction Electro-Membranaire) couplée à une GC-FID pour l’extraction et l’analyse dans l’eau et les liquides biologiques(plasma et urine) d’antidépresseurs tricycliques (TCADs), l’imipramine (10,11-dihydro-N,N-dimethyl-5H-dibenz[b,f]azepine-5-propanamine) et la clomipramine (3-chloro-10,11-dihydro-N,N-dimethyl-5Hdibenz[b,f]azepine-5-propanamine).

 

Dans la procédure EME, le transfert d’analytes dans le solvant d’extraction est réalisé par diffusion et électro-migration. L’extraction est forcée par une différence de potentiel appliquée entre une électrode plongée dans le SLM (« Supported Liquid Membrane ») et une électrode placée dans le solvant d’extraction. Les analytes chargés de la solution donneuse (l’échantillon) migrent à travers le SLM vers la solution accepteuse (solvant d’extraction).
L’EME a ici été optimisée pour la quantification des deux antidépresseurs.
La composition du SLM, le type de transporteur d’ions, le pH des solutions donneuses et accepteuses, la vitesse d’agitation, tension d’extraction, et le temps d’extraction ont été étudiés.

Lire la suite

Dosage de traces de nitrites par microextraction liquide-liquide ionique et HPLC (IL-DLLME-HPLC)

 

Nous avions déjà évoqué l’intérêt du procédé d’extraction par dispersion liquide-liquide ionique ou IL-DLLME (post du 24.04.12).
Lijun He, Kaige Zhang, Caijuan Wang, Xianli Luo, Shusheng Zhang  dans Journal of Chromatography A, 1218 (2011) 3595–3600 décrivent une méthode de chromatographie liquide à haute performance après microextraction par dispersion liquide-liquide utilisant un liquide ionique (IL-DLLME-HPLC) pour la détermination de l’ion nitrite à l’état de traces:

La méthode est basée sur la réaction de l’ion nitrite avec la p-nitroaniline en présence de diphénylamine en milieu acide et l’extraction par IL-DLLME de l’azo produit. L’optimisation des conditions de réaction et d’extraction, telles que le type et la concentration d’acide, le temps de réaction, le volume de solvant de réaction, la température, le type d’extraction et de solvant de dispersion, le volume des solvants d’extraction et de dispersion, l’addition de liquide ionique d’extraction et le temps de centrifugation ont été étudiés. Dans les conditions optimales, l’IL-DLLME avec comme liquide ionique le 1-octyl-3-méthylimidazolium bis imide [(trifluorométhyl) sulfonyl] apporte un facteur d’enrichissement de 430 et un rendement d’extraction de 91,7 % en ion nitrite. La linéarité a été étudiée dans la plage de 0.4–500.0 µg/L avec un bon coefficient de corrélation (r2 = 0.9996). Les écarts relatifs pour cinq mesures répétées varient entre 1,5 % et 4,8 %. La limite de détection de la méthode (S/N = 3) a été 0.05 µgL−1. L’effet d’interférence de certains anions et les cations a également été testée.

  Lire la suite

Dosage des métaux après Cloud Point Extraction (CPE): Revue Bibliographique

Le procédé de « Cloud Point Extraction » (CPE) est basé sur le processus de transfert d’un surfactant non ionique d’une phase liquide à une autre par chauffage. À mesure que la température de la solution augmente, les molécules de surfactant forment des micelles, si la température augmente au-dessus du point de trouble (CPT) les micelles se déshydratent et forment des agrégats. Ceci conduit à la séparation macroscopique d’une phase riche en surfactant et d’une phase solvant.

A la suite d’un précedent travail portant sur les années 2004-2008, C.Bosch Ojeda et F.Sanchez. Rojas ont réalisé  une nouvelle revue  bibliographique couvrant les années 2009-2011 (116 articles publiés). Cette revue reprend un ensemble de méthodes utilisées dans la détermination de métaux (Spectrométries d’absorption atomique : FAAS – GFAAS, Spectrométrie d’emission atomique à plasma à couplage inductif : ICP – ICPMS, Spectrofluorimétrie …) ayant comme point commun la mise en oeuvre d’une CPE. Pour chaque référence citée, on retrouve, le métal recherché, les réactifs utilisés, les conditions de dilution, la méthode de dosage, la limite de détection, le facteur de pré-concentration et la matrice concernée.  Certaines analyses répertoriées permettent l’extraction simultanée de plusieurs éléments métalliques. Cette revue référence 25 métaux différents (Al, Bi, Sb, As, Cd, Cr, Cu, Co, Gd, Au, Fe, Pb, Mn, Mo, Hg, Ni, Pd, Pt, Sn, Se, Ag, Th, U, W, V, Zn).

Lire la suite

Liquides Ioniques: Une solution au problème du couplage extraction DLLME et ICP pour le dosage de traces de métaux?

La micro-extraction dispersive liquide-liquide (DLLME pour « Dispersive Liquid-Liquid Micro-Extraction« ) est une technique d’extraction et de pré-concentration, très souvent décrite, mais qui ne peut pas être facilement couplée à une analyse ICP-OES du fait de la nature des solvants utilisés pour l’extraction.
Les liquides ioniques sont des sels, thermiquement stables, possédant une bonne conductivité, et, pour les plus utilisés, liquides en dessous de 100°C.
L. RANJBAR, Y. YAMINI, A. SALEH, S. SEIDI, M. FARAJI proposent une variante de la DLLME : la IL-DLLME (Ionic Liquid based Dispersive Liquid-Liquid Microextraction).
L’utilisation d’un liquide ionique comme solvant d’extraction à la place des solvants d’extraction classiques en DLLME, permet ensuite de réaliser facilement une analyse ICP-OES.

Lire la suite