Colonne HILIC : « Un terme générique à décoder »

 

Les molécules polaires sont difficiles à analyser en HPLC en raison de l’absence de rétention sur les colonnes classiques de phase inverse ou de leur faible solubilité dans les solvants d’élution utilisés en phase normale. La Chromatographie Liquide à Interaction Hydrophile (HILIC), qui utilise une phase stationnaire à greffage hydrophile, est devenue une approche alternative de plus en plus décrite pour séparer efficacement les espèces polaires.

La HILIC présente l’intérêt d’utiliser une phase mobile majoritairement organique contenant de l’eau comme éluant fort à une teneur pouvant aller de 5% au minimum à 30 ou 40 %. L’eau forme une couche polaire semi-immobilisée dans laquelle les analytes polaires vont interagir plus efficacement à la surface de la phase stationnaire.
Par conséquent le facteur de capcité de ces composés augmente fortement et la sensibilité est améliorée en détection par spectrométrie de masse du fait d’une désolvatation plus efficace des phases mobiles hautement organiques.
Un autre avantage dans l’utilisation de ces phases mobiles est une pression du système chromatographique plus faible, ce qui permet d’utiliser des débits plus élévés et d’accroître la rapidité de l’analyse.

Cependant les phases stationnaires proposées sur le marché sous le terme générique HILIC recouvrent plusieurs types de supports : silice modifiée ou non, supports polymériques modifiés avec les groupes fonctionnels comme hydrure, aminopropyl, cyanopropyl, diol, amide, sulfonique, polyaspartamide, polyhydroxy, triazole, sulfoalkylbétaine zwitterionique, phosphocholine zwitterionique…
On trouve également des supports HILIC en technologie core-shell et/ou sub-2µm (UHPLC)

Le choix d’une colonne HILIC dépend donc de la nature de l’analyte, il est ainsi difficile de comparer les colonnes proposées sur la marché sous le seul terme HILIC . Le groupe fonctionnel est le facteur principal pour obtenir la séparation souhaitée. La plupart des fabriquants présentent des exemples d’applications liés à la nature du groupe fonctionnel de leur colonne HILIC.

Une question se pose: N’est-on pas en train de redécouvrir les vertus des anciennes colonnes greffées amine, aminopropyl, cyano, diol … sur lesquelles sont réalisées les séparations des acides aminés, acides organiques, sucres … ?

 

Une réflexion au sujet de « Colonne HILIC : « Un terme générique à décoder » »

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