Fusion AE™ LC Method Development : élaboration et optimisation de méthodes chromatographiques (1)

s matrix logoFusion AE™ LC Method Development est un logiciel que nous utilisons systématiquement pour le développement de méthodes d’analyse par plan d’expériences (en HPLC/UHPLC et SFC notamment). Nous vous proposons ici une introduction à ce logiciel en préambule à une série d’articles concernant son utilisation.

Fusion AE™ LC Method Development, développé par S-Matrix®, est un logiciel qui permet l’utilisation des plans d’expériences pour le criblage des paramètres dans l’élaboration et l’optimisation de méthodes d’analyse chromatographique. Sa particularité et son intérêt résident dans la possibilité d’automatiser entièrement la démarche : de la construction du plan à l’analyse des données. Il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances préalables ni des plans d’expériences ni des méthodes statistiques. Sauf erreur de ma part, il est sur ce point sans concurrent.

image blogEn effet, en plus de l’aspect calculatoire et purement mathématique, S-Matrix ® a développé une interface chromatographique d’une simplicité et d’une efficacité redoutable. Un mode automatique prend en charge tous les choix mathématiques et statistiques (type de plan d’expériences, modèle mathématique…) qui pourraient dérouter l’utilisateur non averti. Quant à l’analyse des rapports, Fusion AE™ propose des outils graphiques pour évaluer rapidement l’influence des différents paramètres sur la réponse étudiée.

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Colonnes Core-shell: une offre pléthorique ! (3)

Depuis la parution de notre post du 08-août-2013, un certain nombre de nouveautés sont venues  grossir les rangs des colonnes Core-shell ou noyaux durs que l’on peut trouver chez de nombreux fournisseurs. Pour essayer d’y voir un peu plus clair sur l’ensemble de l’offre et faciliter les comparaisons, nous avons mis à jour le recensement des fournisseurs, noms commerciaux, granulométries, types de phase et dimensions.Fabriquants

Après l’entrée de Waters dans le monde des colonnes à noyaux durs avec ses colonnes Cortecs™, et l’élargissement de la gamme Kinetex™ de Phenomenex, c’est au tour de Perkin Elmer d’entrer dans la danse avec sa gamme de colonne Brownlee SPP™ de 2.7µm (avec des greffages courants C8, C18, ES-C18) dans laquelle on relève trois dimensions originales: une C8 et une C18 de 4.6 x 20 mm et une C18 de 3 x 20mm. Les Brownlee SPP™ comprennent également des greffages plus  particuliers comme les HILIC, PFP, Phenyl-Hexyl et RP-Amide. Pour ces derniers, pas de plus par rapport aux colonnes des autres fournisseurs.

Chez Interchim, la gamme Halo™ s’agrandit, elle propose désormais pour les 2.7µm des ES-18 de diamètre 2.1, 3 et 4.6 mm de 20 à 250 mm de longueur. Elle rejoint également les Ascentis™  (Supelco-Sigma Aldrich) pour les colonnes ES-Cyano en proposant en plus une longueur de 250 mm. On remarque également des colonnes de granulométries un peu atypiques 3.4 et 4.7µm.

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Nouvelles colonnes échangeuses d’anions 4 µm

Thermo Scientific étend sa gamme de colonnes pour l’analyse des oligonucléotides. Il s’agit des colonnes DNAPac PA200 RS. Disponibles en 3 dimensions (50 x 4.6 mm, 150 x 4.6 mm et 250 x 4.6 mm), ces colonnes bénéficient d’une technologie à faible diamètre de particules (4 µm) et à forte résistance mécanique (elles peuvent supporter des pressions allant jusqu’à 750 bars/11 000 psi). Ces phases échangeuses d’anions utilisent la même chimie que les DNAPac PA200 existantes dont les particules ont un diamètre de 8 µm.

De manière tout à fait attendue, plusieurs exemples présentés mettent en évidence un gain d’efficacité sur la colonne RS (4 µm) par rapport à l’ancien support (8 µm) en particulier sur les oligonucléotides.

Par contre, le gain de résolution évoqué, n’est pas très évident sur les chromatogrammes présentés, notamment sur la séparation de 7 anions où la concentration injectée semble plus importante sur la colonne 8 µm ce qui, bien sur, peut dégrader la résolution observée.

Thermo1

En effet, le transfert à une colonne de plus faible diamètre de particule se traduit généralement par une augmentation de la hauteur de pic et une diminution de la largeur pour une même concentration injectée (à condition que la colonne ai une capacité suffisante).

L’intérêt majeur de ces colonnes échangeuses d’anions réside dans leur résistance à la pression (750 b) ce qui ouvre le champ d’utilisation aux systèmes UHPLC.

Source : J.R. Thayer et al., Performance Improvements for High Resolution Anion-Exchange Oligonucleotide Separations Using Small Particle Substrates, Thermo Scientific Poster Note-PN70515_E01/13S

Pics parasites en chromatographie liquide

Citation

Dans le dernier  LC/GC Europe (volmue 26 – numéro 8 – août 2013), John W. Dolan publie un article sur les pics fantômes en HPLC et passe en revue plusieurs sources potentielles de pics parasites dans les gradients d’élution.

Fig 1

L’eau et les tampons de la phase mobile sont décrits comme les vecteurs principaux de la contamination. Les traces de contaminants se concentrent sur la colonne puis sont élués lors de la montée du gradient.
Pour confirmer cette hypothèse, l’auteur présente deux chromatogrammes correspondant à l’injection d’un blanc après des temps d’équilibration de 10 et 30 minutes. Il apparaît clairement que la concentration en contaminant augmente avec le temps d’équilibration.

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UHPLC: Quelle économie pour le Laboratoire?

Citation

Agilent nous livre ici le témoignage du Dr. Vogelsanger (Nitrochemie AG, Wimmis, Switzerland) sur son expérience de la mise en place d’un système UHPLC dans son laboratoire.
Agilent-HPLC-1100Au delà du caractère très promotionnel de cette note dont les conclusions peuvent aisément s’étendre à des matériels concurrents, je retiens l’intérêt d’une analyse économique qui évalue le gain pour son laboratoire à 95000 dollars par an.
La principale source d’économie est attribuée à la capacité de substitution des machines HPLC classiques  par un système UHPLC.
La proportion de 5 (HPLC) pour 1 (UHPLC) citée dans la note s’applique sans doute à des analyses de routine. Elle parait assez élevée et ne correspond pas forcement au taux de conversion que peut espérer un laboratoire de développement.
Notre expérience d’utilisateur d’UHPLC en développement, nous amène à privilégier la réduction du temps d’analyse et l’économie de solvant dans notre réflexion économique. Parallèlement l’augmentation des performances chromatographiques et le gain de sensibilité qui en découle apportent, bien sûr, un intérêt technique important à l’UHPLC.

Cette note très intéressante est un bon argumentaire économique pour équiper les laboratoires de contrôle.  Pour compléter cette étude, il conviendrait d’établir les coûts comparatifs de la maintenance et des consommables (colonnes, systèmes de filtration…) sur un matériel qui traite un nombre d’analyse 5 fois plus important que les HPLC qu’il remplace.

Access Agilent eNewsletter, September 2013 | Agilent.